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BA-TA-CLAN • Les Dimanches d'Offenbach

Les Dimanches d'Offenbach à l'Odéon

Concert à 18h au Foyer, tarif unique 15€


Bien que le Galop infernal d’Orphée aux enfers et la Barcarolle des Contes d’Hoffmann soient aujourd’hui connus de tous et fassent partie du patrimoine musical de l’humanité, Jacques Offenbach (1819 – 1880) n’en reste pas moins un compositeur bien méconnu.  L’histoire de l’arbre qui cache la forêt….

Le catalogue de l’œuvre du père de La Belle Hélène ne comporte pas moins de 650 numéros, dont plus de 130 ouvrages lyriques. Et parmi ces nombreux opéras, une quarantaine de pièces en un acte aussi délicieuses qu’ignorées. Des opéras-comiques, des bouffonneries, des opérettes, des opérettes-fantastiques, des chinoiseries et même une anthropophagie musicale…

Depuis longtemps je caressais le rêve de faire découvrir aux mélomanes et amateurs de théâtre musical la richesse et la diversité de toutes ces partitions réunies avec passion année après année, de faire partager ce génial répertoire, pure alchimie entre tendresse et folie dont Offenbach a le secret.  Et lorsque Mireille Larroche, la directrice La Péniche Opéra, est venue me donner carte blanche pour un projet Offenbach, j’ai tout de suite songé qu’il était grand temps de réaliser ce rêve. Deux saisons se sont écoulées avec la présentation d’une douzaine d’oeuvres, un accueil chaleureux du public parisien et un succès sans faille dont la presse s’est faite écho. La Péniche Opéra ayant définitivement baissé son rideau, c’est avec un immense plaisir que j’ai reçu l’offre de Maurice Xiberras de poursuivre l’aventure dans notre belle ville de Marseille, si chère à mon cœur puisque c’est à l’Opéra Municipal que j’ai fait mes premiers pas lyriques dans Mireille de Gounod. 

Au fil des mois, ces «Dimanches d’Offenbach à l’Odéon» vont nous permettre de nous promener dans cet univers fascinant et coloré. De belles découvertes en perspective, mais aussi de grands moments de divertissement et de bonheur. Lors de chaque concert, une « opérette » sera lue dans son intégralité, dialogues et musique, par des artistes tout aussi amoureux que rompus à ce répertoire, et accompagnés au piano.

Chaque dimanche, nous présenterons et replacerons chaque ouvrage dans son contexte historique et musical. En guise d’apéritifs, quelques pages de musique de chambre d’Offenbach (aussi remarquables que méconnues) viendront compléter notre soirée. Et pourquoi pas une petite valse de Métra ou un quadrille endiablé d’Isaac Strauss d’après l’œuvre présentée…

Bien des surprises et autres délices attendent les amateurs. Les œuvres choisies pour cette première série se veulent être le reflet des différentes « manières » avec lesquels Offenbach jongla en expert durant toute sa vie. Tendresse et folie étant les deux mamelles de l’alchimie offenbachienne. Côté folie, allons-y gaiment, que ce soit avec Ba-ta-clan (le 9 octobre) ou bien Croquefer ou le dernier des paladins (le 18 juin). Tâchons seulement ne pas faire comme « les auteurs de cette folie qui finissent à Charenton »...

Dans une veine tout aussi bouffonne, mais plus satirique, Le Financier et le savetier (le 12 février), ainsi que Sur un volcan – une rareté composée en collaboration avec Ernest L’Epine et dont le livret surréaliste est sorti de la plume du poète marseillais Joseph Méry, grand protecteur du jeune Offenbach à ses débuts.

Dans une veine beaucoup plus tendre et romantique, ce sera au tour du 66 !  (le 28 décembre), une des plus jolies bluettes tyroliennes composées par le maestro. Contrairement à ce que l’on croit généralement, le format « un acte » n’est pas exclusivement réservé aux jeunes années du compositeur.  Jusqu’à sa mort, il n’hésita pas à composer, de-ci de-là, quelques petites ouvrages au milieu des grandes partitions que l’on joue encore sur toutes les scènes.  C’est le cas de Pomme d’Api (que nous vous présenterons le 14 mai), une des meilleures partitions du maître, tous genres confondus. 

Enfin, le 18 décembre nous aurons le plaisir de partager avec vous un des sommets de l’art offenbachien, Monsieur Choufleuri restera chez lui, composé en collaboration avec le Duc de Morny, ministre de l’intérieur de Napoléon III, mais qui n’hésitait pas pour autant à fréquenter les coulisses des théâtres. Parodie de l’opéra italien, satire du monde des parvenus qui tiennent salon. Domestique belge et intrigue amoureuse. Un grand moment de rire et de pur bonheur musical.

Après les « Vendredis d’Offenbach » que le maestro anima durant des années dans son appartement de la rue Lafitte en compagnie de son épouse et de ses amis artistes (Bizet, Delibes et bien d’autres), place aux Dimanches d’Offenbach à l’Odéon !

Jean-Christophe Keck

Visuel ©Gallica.bnf.fr

BA-TA-CLAN • Les Dimanches d'Offenbach
Quand ?
09 octobre 2016 18:00
Où?
Odéon