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La périchole

Offenbach ne fut jamais aussi inspiré, ne fit preuve d’une plus extraordinaire verve que lors de sa collaboration avec son merveilleux couple de librettistes : Meilhac et Halévy, tant était grande la fusion entre l’Esprit du musicien et celui de ses auteurs. Leur géniale association devait aboutir, entre autres, à la création au Théâtre des Variétés, le 6 octobre 1868, de cette Périchole inspirée d’assez loin, d’une pièce en un acte de Mérimée « Le Carrosse du Saint-Sacrement » créée en 1830 à la Comédie-Française.

La Périchole est ici représentée comme une chanteuse des rues assez rouée, flanquée de son amant Piquillo un brave garçon assez naïf. Ils chantent des complaintes et des séguedilles mais ne parviennent pas à assurer ne fût qu’un repas quotidien. C’est dire qu’ils meurent de faim et que Piquillo se déclare prêt à en finir avec la vie.
La Périchole préfère un autre moyen, moins moral certes, mais plus lucratif : celui d’accéder au désir du Vice-Roi qui ne désire rien de moins que la prendre comme favorite. Et voici La Périchole au Palais avec Piquillo nommé pour la circonstance Comte de Tabago. Les courtisans se chargent de lui ouvrir les yeux et c’est un esclandre qui conduit le pauvre mari « récalcitrant » au cachot. La Périchole vient à son secours mais surprise par le vice-Roi et après quelques imbroglios, les deux amants obtiendront son pardon et le droit d’être mari et femme pour tout de bon. La Périchole fut aussi le dernier grand succès d’Hortense Schneider marquant ainsi la fin de la grande période de l’Offenbachiade.

La périchole

Offenbach ne fut jamais aussi inspiré, ne fit preuve d’une plus extraordinaire verve que lors de sa collaboration avec son merveilleux couple de librettistes

Quand ?
02 avril 2016 14:30
03 avril 2016 14:30
Où?
Odéon